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édition du 11 juin 2018

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Même si le taux d'endettement généralement admis pour un crédit immobilier est de 33 %, les banques essaient de séduire les primo-accédants en leur proposant de financer la totalité de leur emprunt.

  LE COUP DE RABOT SUR LES AIDES DE L'ÉTAT A DÉCOURAGÉ DE NOMBREUX EMPRUNTEURS.

  FINANCER UNE PARTIE DES FRAIS DE NOTAIRE.

  PROPOSER DES PRODUITS SUR MESURE, COMME DES ASSURANCES OU DES PLACEMENTS

Baisse des aides de l’État

Depuis le début de l’année, les établissements financiers constatent un ralentissement du marché de l’immobilier. En cause, l’arrêt des aides personnalisées au logement dans le neuf et le recadrage du prêt à taux zéro. « On a cassé le dynamisme du marché », constate Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier en crédit immobilier Cafpi. Ce qui conduit à une baisse de la demande émanant des primo-accédants. Ainsi, Chez Cafpi, leur proportion était en hausse constante jusqu’à l’année dernière. Mais, sur le premier trimestre, elle est passée de 60 % en décembre à 45 % en mars 2018.




Emprunter jusqu’à 108 %

Dans un contexte de quasi-stabilité des taux de crédit et de hausse des prix de l’immobilier, les banques sont prêtes à faire beaucoup d’efforts pour attirer de nouveaux clients. Et les jeunes emprunteurs constituent une cible privilégiée. Ainsi, si les très bons dossiers peuvent se négocier autour de 1,25 % sur 20 ans (hors assurance), comme le constate le courtier en crédit ACE, dans le même temps, les primo-accédants peuvent emprunter sans apport, c’est-à-dire 100 % du prix du bien, voire même jusqu’à 108 % pour financer une partie des frais de notaire, et sur des durées longues (25 ans).




Un « potentiel de rentabilité » pour les banques

Les primo-accédants suscitent l’intérêt des banques pour la rentabilité qu’ils reflètent. Ils représentent en effet une clientèle consommatrice de nouveaux produits et services. « L’engouement des banques pour les jeunes emprunteurs n’est pas le fruit du hasard : cette population représente un potentiel de rentabilité, car les banques pourront ensuite leur proposer des assurances (auto, multirisque habitation) et des placements », confirme Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com.